Le 26 octobre 2028, un médecin traitant sous-estime la gravité des symptômes présentés par une patiente souffrant de douleurs persistantes au membre inférieur gauche. Il se limite à prescrire des antalgiques sans solliciter d’avis spécialisé ni envisager une hospitalisation.
Les 1er et 2 novembre suivants, il méconnait de nouveaux les signes caractéristiques d’une urgence vasculaire, malgré l’intensité des douleurs et la présence d’un pied bleu et froid, retardant ainsi la mise en place d’une prise en charge chirurgicale adaptée.
Ces manquements successifs, intervenus à un moment où les chances de sauver le membre de la patience étaient les plus élevés, ont directement contribué au retard de diagnostic d’une ischémie aiguë. Ce retard a conduit à une évolution défavorable nécessitant une amputation transfémorale. Selon l’expertise judiciaire, ces fautes ont entraîné pour la victime une perte de chance évaluée à 60 % d’éviter l’amputation.
Dans ces conditions, les juges estiment que la responsabilité civile du médecin traitant est engagée et que la patiente est bien fondée à solliciter l’indemnisation de ses préjudices.
⚖️ Cour d’appel de Limoges, 26 février 2026, affaire n° 24/00543
